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Faire des affaires : Des pays de la Caraïbes et Le Singapour nous donnent des leçons

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Image @ http://fr.slideshare.net

Le rapport « Doing Business 2014: compréhension des règlementations pour les petites et moyennes entreprises », est une parmi les co-publications de la Banque mondiale et la Société financière internationale, qui évalue les possibilités de faire des affaires au niveau mondiale. Parmi les 189 pays pris en compte seize sont de la Caraïbe dont quinze sont des États membres du CARIFORUM à l’exception du Porto Rico.

A noter que le CARIFORUM est un groupement des états des Caraïbes qui sont signataires de la Convention de Lomé IV incluant alors les pays de la CARICOM plus la République Dominicaine. Un forum qui existe officiellement depuis 1992.

Les quinze états caribéens membres à part entière du CARIFORUM sont : Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, Belize, la Dominique, la République Dominicaine, la Grenade, le Guyana, Haïti, la Jamaïque, Saint-Christophe-et-Nevis, la Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Suriname et Trinidad-and-Tobago.

Selon le classement actuel des pays caribéens, Haïti est classé dernier de la zone et 177eme mondiale sur 189 pays, alors que le Porto Rico pays de la Caraïbes mais qui n’est pas du CARIFORUM est classé au premier rang de la zone, et à la 40àme position au niveau mondial en termes de compétitivité globale. Porto Rico paradoxalement est le pays le plus compétitif de la zone en dépit de ses graves problèmes d’émigration de citoyens vers les Etats Unis, faillite d’entreprises, et inflation.

Une comparaison des revenus par habitants dans la zone aussi mettra en dernière position Haïti avec un revenu per capita inferieur à 800 dollars tandis que les Bahamas domine la région avec un revenu par habitant dans l’ordre de 22,800 dollars. Donc un citoyen des Bahamas est pratiquement presque 30 fois plus riche qu’un haïtien moyen.

Plus loin dans un autre article titré «Doing Business dans les Caraïbes : les leçons de Singapour. » Le Singapour est vu comme un modèle à suivre. En fait Singapour est une fois de plus, le numéro un du classement de Doing business et doit être vu comme un bon exemple pour les pays de la Caraïbes vu les similarités qui existent.

En effet, le Singapour a partagé une histoire similaire par rapport à la plupart des pays caribéens et dans les années 1960, le Singapour avait des structures économiques et des institutions qui ressemblaient à celle dans les îles des Caraïbes anglophones. Toutefois les pays caribéens n’ont pas pu atteindre le niveau de développement, d’excellence et de compétitivité comme c’est le cas pour le Singapour. Cet petit Etat asiatique de 710km2 (un peu moins que l’Ile de la Gonâve) et peuplé de 5,1 millions d’habitants.

Singapour est maintenant le pays hôte du Secrétariat de l’APEC qui est la Coopération économique Asie –Pacifique Fondée en 1989. APEC est un forum qui se consacre à trois piliers principaux : la libéralisation du commerce et de l’investissement, la facilitation du commerce, ainsi que la coopération économique et technique.

Parlant de reformes règlementaires, il faut dire que les facteurs régionaux jouent un rôle important dans la conduite des réformes dans l’environnement réglementaire des entreprises dans les différents États pour faciliter l’efficacité des marchés et réduction des barrières commerciales dans leur région.

Un autre point important qu’il faut retenir dans ce rapport c’est le lien entre la langue parlée par les habitants des pays et leur rang dans le classement de la compétitivité globale.

On a remarqué que des pays de la Caraïbe anglophone occupent les premières places alors que trois autres Etats à savoir la République Dominicaine, Haïti et le Suriname qui parlent une langue autre que l’anglais sont en dernière position. Même le Belize et la Guyane anglaise qu’on appelle Guyana, qui tout de même ne sont pas en bonne situation sont mieux classés que la République Dominicaine, Haïti et le Suriname, qui parlent respectivement l’espagnole, français/créole, et le hollandais. Est-ce que cela reviendrait à questionner les modèles de colonisation? Ou encore les rapports établis avec les anciennes colonies même après l’indépendance des Etats?

Il faut dire que malgré la performance de certains pays, qui se distinguent quand bien même comme c’est le cas du Porto Rico, des Bahamas, de Trinidad, Barbade ou Jamaïque, le problème de la reforme règlementaire reste un problème régional, et le CARIFORUM doit l’attaquer s’il veut arriver à renforcer ses capacités et réussir à répliquer le modèle de Singapour dans la Caraïbes.

Un pays comme Haïti, classé dernier pour la zone en termes de compétitivité et en termes de revenu par habitant, alors que notre population est la plus grande avec la République Dominicaine, doit être prêt à changer et appliquer des solutions audacieuses et novatrices en termes de règlementation et de pratique de gouvernance. On ne peut plus continuer à le dénoncer et se plaindre sans s’attaquer aux vrais problèmes. Le cadre légal, les questions de titre de propriété, les procédures, etc…Des obstacles qui peuvent décourager encore plus des investisseurs que l’insécurité politique voire la faiblesse infrastructurelle. Carlos Slim le milliardaire mexicain peut le témoigner.

Ces données ne doivent pas ni nous rendre frustrés ni nous stigmatiser, au contraire elles nous porter à avoir un meilleur comportement et à prendre de meilleurs décisions politiques et économiques pour de meilleurs résultats pour les décennies a venir.

Chiffre pour aujourd’hui: 61,4 %

Selon les chiffres sur la population de la Caraïbes publiés hier, Haïti avec ses 10,2 millions habitants représente 61,4% de la population de la CARICOM, qui est de 16,6 millions de personnes.

Etzer EMILE, Radio Vision 2000

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One Comment

  1. Gesly Leveque dit :

    Je travaille en Haiti et je suis determinee a aider Haiti a sortir de cette impasse. Je travaille dans le secteur de la micro Finance et du financement des petites et moyennes entreprises. Dans mon idee j’ai un projet pour aider les femmes a mioeux structure leur commerce. J’aimerais en discuter avec vous.

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